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Catherine GAUTIER
31 mars 2026
lectrices et lecteurs du Club lecture vous proposent....

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Club de lecture -UIA du mardi 10 mars 2026

Catherine -Lecture d’un poème d’Andrée CHEDID « L’espérance »

Catherine J. - « Les preuves de mon innocence » de Jonathan COE (2025)

Polar social sur fond d’Angleterre en déroute

Chaque personnage du livre rédige et définit sa forme d’écriture; il s’agit d’une famille dont la mère est pasteur ; un journaliste qui fréquente la fille s’intéresse au fascisme et émet des critiques sur un blog ; il participe à un congrès de conservateurs qui veulent démanteler des service publics ; l’histoire est l’enquête sur son meurtre avec de nombreuses évocations politiques avec le discours critique prégnant chez l’auteur.

Hélène - « Le gardien du feu » d’Anatole LE BRAZ, enseignant et écrivain breton, connu comme folkloriste; il a collecté en Bretagne les histoires mythiques, les légendes celtiques auprès de marins et de paysans ; il se fait témoin d’une Bretagne qui commence à sortir de l’oubli de la République vers 1900; il évoque le canal de la Martinière, les phares, l’industrialisation de la Bretagne ; Hélène le qualifie d’écrivain ethnologue;

Le livre conte l’histoire d’un gardien du phare de la Vieille d’une façon proche des récits de Stevenson, d’Edgar Poe, un peu gothique ; l’homme raconte par confession écrite à son supérieur, le pourquoi et le comment de sa disparition, la mort de son épouse et de l’autre gardien.

Pierrette - « A la ligne » de Joseph PONTHUS (2019) auteur décédé récemment et qualifié d’ovni dans la littérature ;

Livre à lire et à relire (disponible à la médiathèque) ;

Récit autobiographique sans ponctuation avec des vers libres ; à la fois très dur et poétique mais très axé sur la réalité de la condition ouvrière dans l’industrie agro-alimentaire;

En cours de lecture « Les belles promesses » de Pierre LEMAITRE (2026)

Catherine - « Le suicide exalté de Dickens » de Philippe DELERM

(déjà évoqué par Danièle le 13 janvier)

Découverte d’un pan peu connu de la vie de Dickens dans un récit court et captivant ;

A relu « David Copperfield ».

Très marquée par « La puissance des traces » de Jeanne Benameur (déjà évoqué le 13 janvier par Michel).

Monique - « Les jours viennent et passent » de Hemley BOUM (déjà évoqué en novembre) qui lui a beaucoup plu.

Anne-Marie - « Un monde à refaire » de Claire DEYA (2025) sélection du prix des mots salés;

En 1945 sur la côte méditerranéenne, des destins se croisent de personnages qui reviennent d’horizons très différents (camps de prisonniers, maquis, camps de concentration,) sont amalgamés à des prisonniers de guerre allemands pour déminer les plages; il y a aussi les histoires personnelles et des drames;

-« Singulier » de Christian CARLIER (n’a pas aimé)

Entre des personnes rassemblées par hasard à l’occasion d’une représentation théâtrale, se tisse une histoire inattendue…

Michel - « Le bel obscur » Caroline LAMARCHE (2025)

Curiosité titillée suite à l’évocation par Catherine G. le 13 janvier et par le fait que le livre est arrivé 2ème au Goncourt avec 1 voix de moins que « La maison vide » ;

Lauréate du Goncourt des nouvelles ;

Alors qu’à partir d’une photo retrouvée, elle tente d’élucider le destin d’un ancêtre Edmond banni par sa famille, une femme semble basculer dans l’histoire de sa propre vie, en parlant de son couple et de sa famille par un écrit au « Je » ; tous les chapitres amènent à ce que le mari lui révèle son homosexualité et lui présente tous ses amants ;

Autofiction ? Récit de la soumission ou de l’acceptation totale ?

Très belle écriture (grande notoriété en Belgique) ;

Pierrette et Catherine insistent sur le fait que c’est très bien écrit, mais un peu « tordu » et pas très intéressant.

Catherine -« Infrarouge » de Nancy HUSTON (2010)

Une femme d’une quarantaine d’années offre un voyage en Italie à son père et sa belle-mère, mais le séjour prend vite l’allure d’une corvée ; photographe spécialisée dans l’infrarouge, Rena fait des photos de nuit des corps de ses amants de passage et de leurs étreintes ;

Elle nous fait visiter Florence, les musées et elle raconte sa vie, ses maris, ses amants le tout avec étonnamment de références érotiques

Marie-LOU -« Tombée des nues » de Violaine BEROT (2021)

Récit par un jeu de voix croisées, d’une déroutante maternité tout juste découverte lors de l’accouchement (déni de grossesse); chaque personnage (tout le village et même la sage-femme) raconte sa version de l’évènement, ce qui découpe le livre en très nombreux petits chapitres qui peuvent être lus dans le désordre; bien écrit avec sensibilité en contraste avec le contexte rude de la montagne.

« Beyrouth forever » de David HURY (2025)

Une universitaire de renom retrouvée assassinée à son domicile à Beyrouth; deux policiers que tout oppose enquêtent, l’un ex milicien chrétien, l’autre jeune Chiite idéaliste ;

Description des quartiers, de la vie dans la ville avec les évènements.

Danièle -«Nourrices » de Séverine CRESSAN (2025)

(déjà évoqué le 10 février) ; a écouté l’autrice à la médiathèque (l’avait eu comme élève au lycée en 2de et en 1ère) ; belle écriture ;

Ne sait pas trop si c’est plutôt un conte ou un roman historique ; rappel du conte « La plus précieuse des marchandises » de Jean-Claude GRUMBERG paru en 2019 (couple de bucherons très pauvres de Pologne qui recueille un bébé balancé d’un train de déportation des juifs).

Geneviève -« Rose Valland, l’espionne à l’oeuvre » de Jennifer LESIEUR (2024)

(a reçu le Goncourt de la biographie de Jack London)

Biographie très documentée à l’allure d’un roman d’aventure de cette discrète employée au musée du jeu de paume, qui a côtoyé les nazis et les collaborateurs lors du pillage des œuvres d’art particulièrement celles des familles juives ; elle prit toutes les notes imaginables pour laisser une trace et après 1945, elle poursuivit sans relâche jusqu’en Allemagne la recherches des œuvres ; elle a inspiré le film « Le train ».

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